Au fond, écrire, c'est tromper son petit monde,
pour oublier qu'il nous manque l'essentiel.
pour oublier qu'il nous manque l'essentiel.
F. Sagan_______________________
__Et l'envie de vomir me rattrapa, encore une fois, furie dévastatrice m'arrachant la trachée, combat sempiternel au sein de mes entrailles. C'était comme une vielle habitude, une vielle amie que je retrouvais a chaque douleur, tel un signal d'alarme annonçant la gravité de l'accident. Saignant, battant, hurlant de douleur; mon coeur réclamait inlassablement l'apaisement. Comme au bord de mes levres, prêt a imploser, il était plus bruyant que jamais, plus douloureux...plus la que jamais. Il n'avait de cesse de taper, encore taper, taper, taper, taper, taper... Les déflagrations se faisaient ressentir dans chaque parcelle de mon corps malmené, flétri, abimé par lexcés, érinté par les sevices que je lui avais infligé. Le rien que j'étais tremblait de toutes ses forces, de tout son saoul. Le souffle court, une masse semblait peser sur ma poitrine, compressant mes côtes, mes poumons. -Asphyxie sentimentale- L'oppression ne faisait qu'augmenter malgré mes tentatives de retour au calme. - Un poids. Peut être était celui du corps trop absent - Vous ne comprenez pas...Je m'étais habituée au vide, a l'insensibilité du coprs enivré, du coeur sous morphine, a l'impassibilité de l'usure. J'avais apprivoisé mes silences, pris gout a la solitude... Vous ne comprenez pas...-pas plus que moi.- Ce fut un nouveau souffle aprés des mois d'apnée douloureuse. Un nouveau souffle...
et puis l'embolie pulmonaire.



